Par : Le groupe de travail OxyContin et autres opiacés sur ordonnance

Les manchettes se répètent partout au pays : « Vol à main armée dans une pharmacie pour de l’OxyContin », « Entrées par infraction pour de l’OxyContin », « La « Hillbilly heroin » gagne en popularité ».
L’abus d’OxyContin et d’autres opiacés sur ordonnance est à la hausse. Pourquoi? Peut-être parce que l’Oxy est facilement disponible sur ordonnance, ou parce que les gens croient que les médicaments sur ordonnance sont plus « sécuritaires » que les drogues illicites. Quelle qu’en soit la raison, la situation actuelle prend rapidement des proportions d’épidémie.
Le mauvais usage des opiacés, comme l’OxyContin, est complexe. Au cours des dernières années, la police communautaire de Cornwall a remarqué un changement dans les drogues de choix. Les utilisateurs s’éloignent des drogues illicites types et optent dorénavant pour des opiacés sur ordonnance. Reconnaissant que le problème est trop complexe pour être uniquement abordé au niveau de l’exécution de la loi, la police communautaire de Cornwall a porté la situation à l’attention du Bureau de santé de l’est de l’Ontario.
Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste, a recommandé de mettre sur pied un groupe de travail formé de représentants locaux des secteurs de la santé, communautaire, de la justice et de l’éducation. Ces représentants ont uni leurs forces pour créer le groupe de travail OxyContin et autres opiacés sur ordonnance. Ensemble, ils travaillent fort pour accroître la sensibilisation du public, améliorer les mécanismes de partage de l’information et renforcer la collaboration entre les communautés médicale et policière. Pour maximiser les ressources et les connaissances des membres du groupe de travail, trois sous-groupes ont été créés : le sous-groupe de la sensibilisation communautaire, le sous-groupe des médecins et pharmaciens et le sous-groupe des traitements et services de soutien.
Le but du sous-groupe de la sensibilisation communautaire est de s’assurer que l’ensemble de la communauté est sensibilisée et informée au sujet du problème de l’abus d’OxyContin et d’opiacés. Parmi les mesures prises on compte une série d’articles de journaux parus récemment qui mettent l’accent sur des témoignages d’intérêt humain. Il est important de porter ces histoires locales à l’attention des résidents parce qu’elles démontrent à quel point l’OxyContin peut avoir des répercussions sur la vie des gens ordinaires. Le sous-groupe veut aussi faire savoir que l’OxyContin ne fait pas de discrimination et que ce genre de drogue n’a pas d’utilisateur type. Le risque d’abus s’applique donc à tout le monde.
Depuis le début, le sous-groupe des médecins et pharmaciens a un point de mire bien précis : organiser un atelier pour les médecins et les pharmaciens en septembre 2010. L’atelier fera la promotion de nouvelles lignes directrices sur la prescription d’opiacés du Collège des médecins de l’Ontario, informera les médecins et pharmaciens des ressources mises à leur disposition dans les cinq comtés de l’est de l’Ontario et informera comment reconnaître et éviter les patients frauduleux.
Le sous-groupe sur les traitements et les services de soutien travaille ensemble pour repérer le soutien et les services disponibles pour les personnes aux prises avec des problèmes d’abus d’opiacés. À partir des résultats de ses démarches, le groupe a aussi repérer des lacunes et des besoins. Dans notre région, le besoin d’un nombre accru de services de traitement est urgent. Bien que des services de sevrage soient disponibles, leur accessibilité est un obstacle. Les Services de gestion du sevrage sont situés à Cornwall et desservent les cinq comtés de l’est, mais le transport peut être un problème majeur pour les gens qui vivent à des endroits comme Winchester, Rockland ou Hawkesbury. Et, même si du soutien financier est offert en Ontario pour couvrir les dépenses requises pour le transport nécessaire au traitement médical (p. ex. les frais de déplacement des patients atteints de cancer qui reçoivent des traitements à Ottawa peuvent en partie être couverts), aucun financement n’existe pour les patients demandant des services de sevrage ou de traitement de la toxicomanie. La longue liste d’attente pour les programmes de traitement est une autre lacune. Le sous-groupe des traitements et services de soutien revendique donc des changements dans ce secteur et plusieurs autres.
Akwesasne's Addictions – le Tekanikonrahwa:kon - Wholistic Health & Wellness program, Kanonhkwatsheri:io Health Facility, Kanatakon
613-575-2341 poste 3100
Bureau de santé de l’est de l’Ontario
www.bseo.ca
Centre de toxicomanie et de santé mentale
1 800 463-6273 www.camh.net
Change Health Care
613-932-9777
L’association canadienne pour la santé mentale – Champlain Est
1 800 493-8271 www.cmha-east.on.ca
Ligne Connexions communautaires
1 888 933-4141 (Cornwall, Stormont, Dundas et Glengarry) /1 866 632-8885 (Prescott-Russell)
Ligne de crise en santé mentale
1 866 996-0991
Services de gestion du sevrage
613-938-8506
Services de toxicomanie de l’est de l’Ontario
613-936-9236
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