Prévention du cancer

Le cancer du sein est le cancer le plus courant chez les femmes. Chaque femme court un risque de développer le cancer du sein. Ce risque augmente avec l’âge et dépend des antécédents familiaux et gynécologiques.
Vous pouvez prendre certaines mesures pour réduire votre risque de développer le cancer du sein, le dépistage étant la plus importante.
Les femmes âgées de 50 à 69 ans devraient passer régulièrement (aux deux ans) une mammographie, une sorte de radiographie qui détecte les anomalies du sein. Le Programme ontarien de dépistage du cancer du sein offre ce service. Il n’est pas nécessaire d’avoir une recommandation du médecin pour passer une mammographie. Vous pouvez en obtenir une sur rendez-vous à Cornwall, Hawkesbury ou à Winchester en composant le 1 800 465-6226. Un grand nombre d’établissements offrent aussi ce service dans la région d’Ottawa.
Si vous êtes âgée de moins de 50 ans ou de plus de 70 ans et que vous avez des antécédents de cancer du sein ou des inquiétudes à ce sujet, votre médecin vous suggérera peut-être de passer une mammographie à d’autres moments.
Source : Société canadienne du cancer

Cancer du col de l'utérus
Cette forme de cancer atteint d’abord les cellules du col de l’utérus. Chez beaucoup de femmes, les cellules saines peuvent devenir anormales, puis revenir à la normale. Ces modifications cellulaires peuvent entraîner le cancer du col de l’utérus. En général, cette forme de cancer évolue lentement. C’est pourquoi il est très important de procéder à des tests de dépistage. Les modifications cellulaires peuvent être détectées grâce à des tests réguliers de Papanicolaou (Pap), puis traitées avant qu’elles dégénèrent en cancer.
Signalons que TOUTES les femmes qui sont ou ont déjà été sexuellement actives, ou encore qui sont à risque, devraient passer régulièrement un test de Pap. Le premier devrait avoir lieu dans les trois ans suivant la première activité sexuelle vaginale (c.-à-d. pénétration vaginale, rapport vaginal-oral ou attouchements vaginaux).
Une femme qui a été sexuellement active en bas âge, a connu de multiples partenaires sexuels ou a contracté une maladie transmise sexuellement court un risque accru de développer le cancer du col de l’utérus.
On doit procéder au test de Pap tous les ans jusqu’à ce que l’on obtienne un résultat négatif pendant trois années consécutives. Après quoi le test devrait être effectué tous les deux ou trois ans. Si une femme n’a pas subi d’examen depuis cinq ans, elle devrait passer un test de Pap chaque année jusqu’à ce qu’elle obtienne un résultat négatif trois années consécutives.
Il est important de se rappeler que les femmes ayant reçu des résultats anormaux au test de Pap auront peut-être à le répéter plus souvent. De plus, les femmes qui ne sont plus actives sexuellement devraient continuer de passer des tests de dépistage réguliers. Il est recommandé aux femmes homosexuelles de suivre les mêmes directives que les hétérosexuelles.
Si vous avez plus de 70 ans, demandez à votre médecin si les tests de Pap sont encore nécessaires.
Source : Société canadienne du cancer

Cancer de la peau, protection solaire et salons de bronzage
Lorsque vous bronzez, votre peau subit des dommages et elle se défend contre les rayons ultraviolets A et B (UVA et UVB). C'est pourquoi le bronzage excessif et les coups de soleil risquent de provoquer, entre autres, un cancer ou un vieillissement prématuré de la peau et des affections oculaires.
Nombreux croient que les lits de bronzage constituent un moyen facile, rapide et sécuritaire de bronzer. Toutefois, ils représentent un danger bien plus grand, car les rayons sont beaucoup plus près de la peau et les lampes solaires émettent de deux à cinq fois plus de rayons UVA que les rayons du soleil. Ces lampes émettent généralement des rayons UVA, car ces derniers ne brûlent pas la peau. Cependant, ils pénètrent jusqu'aux couches inférieures de la peau et causent davantage de lésions permanentes. Il importe donc de se rappeler que 20 minutes passées sur un lit de bronzage équivalent à près de deux heures passées au soleil.
Si vous souhaitez augmenter votre apport en vitamine D, vous atteindrez une dose suffisante en exposant quelques parties de votre corps au soleil lors d'une courte marche à l'air frais et en consommant des aliments comme les produits laitiers et le poisson. Sachant que la vitamine D est synthétisée par les rayons UVB, les lits de bronzage ne contribuent pas à la synthèse de celle-ci, car ils émettent principalement des rayons UVA.
Pour protéger votre peau tout en profitant du soleil, appliquez un écran solaire FPS 15 au moins 30 minutes avant d'aller à l'extérieur. Il faut également appliquer de l'écran solaire fréquemment (toutes les 2 ou 3 heures), surtout après la baignade. Enfin, il est recommandé de porter un chapeau à large bord et des lunettes de soleil qui protégent des rayons UVA et UVB. Source : Société canadienne du cancer

Au Canada, le cancer de la prostate est le cancer le plus courant chez les hommes. En général, il évolue lentement et il peut être traité ou contrôlé avec succès. Le cancer prend naissance dans les cellules de la prostate. Bien que la plupart des cas sont observés chez des hommes de plus de 65 ans, ceux ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate ou une ascendance africaine présentent un risque plus élevé de développer la maladie à un plus jeune âge. Si vous êtes âgés de 50 ans ou plus, il est bon de discuter avec votre médecin des tests de dépistage du cancer de la prostate. Le toucher rectal et le test de dépistage de l’antigène prostatique spécifique (APS) peuvent aider au dépistage précoce du cancer de la prostate. Il faut toutefois se rappeler qu’ils peuvent sonner de « fausses alarmes » ou ne pas détecter un cancer déjà présent. Consultez votre médecin pour connaître les avantages et les risques associés aux tests. Soyez attentif aux signes et aux symptômes qui suivent, car ils peuvent annoncer la présence d’un cancer de la prostate ou d’un autre problème de santé. - besoins fréquents d’uriner, en particulier la nuit
- difficulté à commencer ou à mettre fin à la miction
- incapacité d’uriner
- diminution, faiblesse ou intermittence du jet urinaire
- sensation de brûlure ou douleur lors de la miction
- présence de sang dans l’urine ou dans le sperme
- éjaculation douloureuse
Si vous présentez l’un ou l’autre de ces symptômes, assurez-vous d’en parler à votre médecin. Source : Société canadienne du cancer

Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent au Canada, tant chez les hommes que chez les femmes. La plupart des cancers colorectaux prennent naissances dans les cellules qui tapissent l’intérieur du colon et du rectum. La progression est lente et prévisible. Durant ses premiers stades de développement, le cancer colorectal peut être totalement sans symptômes, car l’abdomen offre beaucoup d’espace pour qu’une tumeur s’y installe et grandisse.
Si vous êtes âgés de 50 ans et plus, il est recommandé que vous passiez un test de dépistage de sang occulte au moins tous les deux ans. Les tests de dépistage comme celui-ci peuvent aider à détecter le cancer colorectal avant que se manifestent les symptômes. Ce cancer peut habituellement être guéri lorsqu’il est diagnostiqué tôt.
Soyez attentif aux signes et aux symptômes qui suivent, car ils peuvent annoncer la présence d’un cancer colorectal ou d’un autre problème de santé. - malaises abdominaux (flatulences, crampes, sensation de plénitude)
- selles inhabituelles
- présence de sang dans les selles
- selles plus étroites qu’à l’habitude
- besoin urgent d’aller à la selle
Si vous présentez l’un ou l’autre de ces symptômes, assurez-vous d’en parler à votre médecin. Source : Société canadienne du cancer

Le cancer du testicule commence dans les cellules du testicule. Bien que le cancer du testicule soit assez rare, les hommes âgés entre 15 et 35 ans sont les plus à risque de développer cette sorte de cancer. S’il est dépisté tôt, le taux de guérison atteint presque les 100 %.
Signes et symptômes
- une bosse dure de la taille d'un petit pois sur le dessus ou sur les côtés de l’un ou l’autre des testicules
- un changement de la grosseur, de la forme, de la sensibilité ou de la sensation du testicule ou du scrotum
- une inflammation ou une douleur aux testicules ou au scrotum
- une douleur ou un malaise au bas de l'estomac
- une douleur au dos qui ne disparaît pas
- une perte de poids inexplicable
- endolorissement ou poussée inexplicable soudaine de la poitrine
Source: L’Association canadienne du cancer du testicule Si vous avez un de ces symptômes ou êtes inquiet que vous avez peut-être le cancer du testicule, visitez votre médecin.
AET (Auto-examen des testicules)
Faites un AET à tous les mois. Ceci vous permettra de bien connaître votre corps et de remarquer tout changement éventuel. - Prenez une douche chaude pour réchauffer et détendre les testicules.
- Tenez-vous devant un miroir. Recherchez toute enflure sur la peau du scrotum. Vous ne devriez ressentir aucune douleur en examinant vos testicules.
- Tenez chaque testicule pour sentir leur taille et leur poids. C’est normal qu’un testicule soit un peu plus gros que l’autre.
- Faites rouler un testicule à la fois entre le pouce et un doigt – il devrait être lisse. Vous sentirez un cordon mou et sensible à l’arrière de chaque testicule. Encore, ceci est normal.
Source: L’Association canadienne du cancer du testicule Souvenez-vous que même si vous ne trouvez rien d’inhabituel, vous devriez visiter votre médecin régulièrement.
Pour de plus amples renseignements sur le cancer du testicule, téléphonez au Bureau de santé au 613-933-1375 ou au 1 800 267-7120 et demandez pour Appel-santé.
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